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6 avril 2009
Depuis plusieurs mois et pour des causes liées à la conjoncture, le reverse factoring, que l’on peut également appeler affacturage fournisseur ou affacturage inversé, ou encore affacturage à l’envers, est en pleine croissance.
Cette technique financière, encore peu connue en France, n’est surtout utilisée pour l’instant que par les grands groupes, essentiellement de la distribution. Pourtant, c’est un bon moyen pour financer ses fournisseurs, pour continuer à avoir des délais de paiement, et pour obtenir une remise d’escompte pour paiement comptant.
La technique consiste à un financement inversé par rapport à celle de l’affacturage classique. Au lieu de financer les créances clients, on finance les créances des fournisseurs via un contrat tripartite entre l’acheteur, le ou les fournisseurs et le factor.
Le besoin en fonds de roulement de l’entreprise est ainsi financé par son compte fournisseur sans avoir à utiliser de délais de paiement auprès des fournisseurs.
L’avantage pour le fournisseur est d’être payé au comptant après livraison de sa marchandise. Pour l’acheteur, l’intérêt est de conserver des délais de paiement fournisseurs sans peser sur la trésorerie de ces mêmes fournisseurs, ce qui est important notamment pour les fournisseurs stratégiques et réguliers.
Le reverse factoring s’adressait, jusqu’à maintenant, prioritairement aux centrales d’achat de la grande distribution. Avec la conjoncture et la nouvelle loi sur les délais de paiement, cette technique peut séduire également les centrales ou groupements d’achat de petites chaines de magasins ou de PME, ainsi que les grosses PME, qui ont le souci de fidéliser leurs fournisseurs et leurs approvisionnements.
A ce jour, le reverse factoring ne représente que 3% du marché global de l’affacturage en France, mais comme sa croissance est en hausse, il devrait gagner des marchés dans les prochains mois.
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