Depuis quelques années, l'affacturage déconsolidant a connu un véritable succès. L’objectif est de sortir de l’actif des sociétés la totalité ou une partie du poste "clients", ce qui revient à améliorer la présentation des états financiers des entreprises utilisant ces solutions.
Traditionnellement, les sociétés utilisatrices de l'affacturage déconsolidant sont des grands comptes, dans un des cas de figure suivants :
Société devant rembourser une dette (généralement d’acquisition) dans le cadre d’un LBO
Société désirant conserver des conditions attractives dans le cadre d’une syndication bancaire
Société cotée en bourse et cherchant à améliorer la présentation de son bilan
Société (généralement cotée et/ou filiale d’un groupe international) et devant respecter certains ratios de rotation "clients" ou de rapport poste "clients" sur total de l’actif par exemple. Contraintes imposées par une direction générale sur une direction financière éventuellement …).
Dans ces différents cas, le financement des entreprises est généralement associé à des clauses de sauvegarde, ou covenants, qui doivent limiter les effets de la disparition partielle de la valeur de la créance.
Ceci impose, dans les contrats qui lient l’entreprise et ses banquiers, que certaines clauses correspondant à des ratios financiers soient prévues. Si ces ratios ne sont pas respectés, les conditions de prêt sont renégociées.
Les ratios prévus et à respecter peuvent être les suivants : Ebitda/CA, RN/dettes, CAF/passif, Rex/CA ou VA/CA, stocks /Actifs net, encours clients/actif…
Pour l’affacturage, c’est le ratio encours clients/actif qui peut être surveillé de près par la direction financière de l’entreprise.
Par exemple, si ce ratio ne doit pas dépasser 0,35 , le produit de déconsolidation peut être une solution si les retards clients augmentent ou si les autres actifs diminuent en proportion. L’objectif clair est de respecter les covenants imposés par les banques.
Pour mettre en place l'affacturage déconsolidant, le rachat des créances par le factor doit être réputé sans recours et doit aussi être validé par les commissaires aux comptes de la société, dans le cadre d’une assurance crédit parfaitement adaptée et validant que la clientèle de la société est de premier ordre ou bien assurable. |